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 [EA/OT] Livres de l'Ordre Teutonique

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Sigismonde
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MessageSujet: [EA/OT] Livres de l'Ordre Teutonique   Ven 7 Sep 2007 - 17:57

Livre 1: De l’Histoire du Crâne d’Aristote.








Au cours de la quatrième croisade, l’armée des Francs et leurs alliés vénitiens sont devant Byzance. L’Empereur byzantin refuse de financer plus avant l’expédition censée se rendre en Orient.

Les croisés se trouvaient alors en une bien mauvaise situation. Ils n'avaient plus suffisamment d'argent ni de vivres pour revenir en Occident et encore moins poursuivre leur route en Orient. Leur seule solution était, semble-t-il, de prendre Byzance et d'y accaparer les richesses. Étant donné l'envergure de cette nouvelle entreprise et l'importance du butin impliqué, les Francs et les Vénitiens firent un accord sur la façon de partager l’Empire Byzantin et ses trésors.

Une fois l'accord conclu, un premier assaut fut tenté le 9 avril 1204 à l'aube sur les remparts maritimes. Après plusieurs heures de combat désespéré, l'attaque des croisés échoua. Un autre assaut fut alors donné le 12 avril, mais cette fois-ci avec des ponts volants sur les galères. À la fin de cette journée, les croisés avaient pris une grande partie des remparts et commençaient à pénétrer dans Byzance. Certains soldats de la division du marquis Boniface de Montferrat mirent alors le feu à une section de la ville afin d'éloigner les Grecs le plus loin possible et de les empêcher de faire une contre-attaque.

L’Empereur des Grecs Janvier Alexis V, voyant l'avance des ennemis, s'enfuit de Byzance pendant la nuit. Lorsque les croisés apprirent ceci le lendemain, ils se livrèrent à un pillage sans merci dans la ville, qui n'était désormais plus défendue. Pendant trois jours, Byzance fut mise à sac; trésors et reliques furent pillés.
Le chroniqueur Théodose Philomenès, moine grec de Byzance, présent lors du saccage de Byzance, nous accorde un témoignage du pillage de la ville dans sa Chronica Obscurae Aetae. C’est lui qui nous raconte la découverte du Très Saint Crâne.

Citation :



Une fois la ville conquise, les vainqueurs s'employèrent avec ardeur à la piller. L'abbé Martin, un clerc qui accompagnait les croisés provençaux, se mit, lui aussi, à songer à la part qu'il pourrait retirer du butin, afin de ne pas rester seul les mains vides au milieu de toute une armée enrichie. Il se proposa donc de diriger vers quelque proie ses mains consacrées. Mais, parce qu'il n'estimait pas convenable de porter la main sur le butin séculier, l'idée lui vint de se tailler une part de ces reliques dont il savait qu'il y avait grande abondance en ces lieux.

Présageant je ne sais quelle grande aventure, il gagna une église que l'on tenait là-bas en grande vénération, parce qu'elle abritait la noble sépulture de la mère de notre très illustre empereur Manuel, ce qui est quelque chose pour les Grecs, mais dont les envahisseurs n'avaient cure. On conservait là un important trésor d'argent provenant de toute la région d'alentour, ainsi que de précieuses reliques, apportées des églises et des monastères voisins, dans le vain espoir de les mettre en sécurité en ces lieux; mais les ennemis l'avaient su, dès avant la prise de la ville, par ceux que les Grecs avaient expulsés. Une foule de pèlerins fit irruption en même temps dans l'église; mais tandis que les autres s'employaient avec ardeur à mettre à sac l'argent, l'or et tout ce genre d'objets de prix, Martin, lui, estimant que seuls des objets sacrés valaient la peine de commettre un sacrilège, gagna un lieu plus secret: la sainteté des lieux lui semblait promettre ce qu'il souhaitait par-dessus tout découvrir. Il se trouva là en présence d'un vieillard, avec une belle tête, une chevelure et une barbe abondante. C'était un prêtre, mais son allure était bien différente des prêtres de chez lui; aussi Martin, persuadé d'avoir affaire à un laïc, sans perdre son calme, mais prenant une voix redoutable, l'apostropha violemment disant: «Allez, perfide vieillard, montre-moi les plus riches des reliques que tu gardes, ou la mort immédiate châtiera ton refus!»
Le vieillard, effrayé, plus par le bruit que par les paroles, car s'il entendait le bruit il ne pouvait comprendre les paroles, sachant qu'il ne pourrait se faire comprendre de Martin en grec, entreprit dans le peu de latin qu'il savait, d'apaiser notre homme et de fléchir une colère qui n'était que feinte. En réponse alors, l'abbé, dans le peu de mots de sa langue qu'il put à grand-peine rassembler, fit comprendre au vieillard ce qu'il exigeait de lui. Alors ce dernier, considérant son visage et son habit, préférant laisser un religieux s'emparer avec crainte et révérence de saintes reliques, plutôt que de risquer de voir des séculiers les souiller de leurs mains ensanglantées, ouvrit devant lui un coffre de fer. Et il lui découvrit ce trésor désirable que Martin préférait et désirait plus que toutes les autres richesses de la Grèce : Le Très Saint Crâne d’Aristote !

Quand il le vit, l'abbé se hâta d'y plonger avidement, y allant des deux mains, puis, retroussant son vêtement le plus vivement qu'il put, il en remplit le creux avec son saint sacrilège. Il dissimula ainsi ce qui lui paraissait le plus précieux, puis, sans marquer de temps d'arrêt, il sortit...
Ainsi chargé, il allait, pressant le pas, vers les navires. Ceux qui le voyaient, qui le connaissaient et l'aimaient, et qui, de leur côté, pressaient le pas vers le butin, lui demandaient en riant: «Avez-vous fait quelque rapine?» ou «De quels objets allez-vous ainsi chargé?»
Et lui, souriant, et affable: «Tout a bien marché pour nous», disait-il - et eux de répondre: «Grâce en soient rendues à Dieu!» et il passait, en hâte, supportant avec peine tout ce qui pouvait le retarder.


in Chronica Obscurae Aetae, Théodose Philomenès, XIIIème siècle

Après cet épisode, Martin décida de se rendre jusqu'à Jérusalem dans l'espoir de rapiner d'autres reliques pour sa propre gloire. L'envie rongeait le cœur de l'abbé et pour son péché Dieu le punit de la lèpre. Selon la légende, il s'éteignit dans la misère à l'Hôpital des Allemands en été 1210 des suites de sa maladie, serrant contre lui la Sainte Relique emmaillotée dans un vieux chiffon. Méconnaissant cette relique recouverte de crasse, l'intendant décida de garder l'objet qui rejoignit le trésor des Teutoniques au château de Montfort et nota cet évènement dans le cartulaire de l'hôpital.

Citation :

Aujourd'hui, treizième jour du mois d'août de l'an de grâce MIICX, déplorons la mort de sire Martin, dit l'Abbé, mendiant, paix à son âme. Avons trouvé sur lui un objet macabre d'origine inconnue, transféré au chapitre de l'Ordre des Teutoniques.

Après la chute du château de Montfort, le Très Saint Crâne fut ramené en Occident à Venise puis au nouveau chapitre général de l'Ordre, en Prusse à Marienburg. Pendant des siècles, la relique resta propriété de l’Ordre, oubliée dans une antique malle, parmi quelques autres objets ramenés d'Orient. Il fut miraculeusement retrouvé le 21 décembre 1453, jour où la Lumière l’emporte sur les Ténèbres, par l’Hochmeister Benedictus qui dressait un inventaire exhaustif des possessions de l'Ordre. Retirant la crasse et la poussière des ans, la Sainte Relique lui apparut dans sa divine splendeur.
Depuis, cette incomparable relique est conservée en l'église Sainte-Edwidge de Silésie, sise dans le château de Thorens.


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MessageSujet: Re: [EA/OT] Livres de l'Ordre Teutonique   Ven 7 Sep 2007 - 18:00

Livre 2: De l'organisation interne de l'Ordre



Au sommet de l'Ordre se trouve le HochMeister ou Grand Maître qui est élu pour une durée de quatre mois renouvelable par les frères et soeurs assemblés en chapitre. Cette charge est occupée depuis le 16 décembre 1454 par Shayour.

Au-dessous de ce personnage, figurent les dignitaires.
Ils ont autorité sur les autres membres de l'Ordre. Ensembles, ils forment l'Ordenkreis ou Cercle de l'Ordre, conseil restreint qui prend les grandes décisions lorsque l'urgence est requise.

Les dignitaires :

Der Gross Hospittler (Le Grand Prieur)
Il est le numéro deux de l'Ordre
Il est le supérieur direct de tous les Frères qui ont choisi la voie religieuse.
Il siège à la droite du HochMeister au Cercle.
Il est responsable de l’organisation et de la gestion des hospices de l’ordre.
Il a le pouvoir d'ordonner les futurs frères et soeurs. Il est la caution spirituelle de l'ordre.

Der OrdenMarschall (Le Maréchal de l’Ordre)
Il est le chef militaire de l'Ordre. Au combat, c'est lui qui dirige les forces teutoniques. Il choisit la stratégie et les tactiques et sa voix est supérieure à celle de tous les autres dignitaires, y compris le HochMeister.
Lors de l'Etat d'urgence, c'est aussi lui qui prend les mesures adaptées à la situation. Le Hochmeister doit également lui obéir.
Il assure la sécurité de Thorens lorsqu'il y est présent.
Il est le représentant de l'Ordre dans l'Etat-major des armées de Sa Sainteté le Pape.
En cas de défaillance de l'Ordenmarschall, c'est le Hochmeister qui prend ses fonctions de manière pleine et entière.

Der Seneschall (Le Sénéchal)
Il est le chef des services de renseignements de l'Ordre. Sa mission première est d'infiltrer les guildes hostiles aux principes aristotéliciens et la lutte secrète contre les criminels de tout bord.

Der Wärter der Heiligen Reliquie (Le Gardien des Saintes reliques)
Il est responsable de la plus sacrée des reliques, le Saint Crâne d'Aristote. C’est lui qui en assure la garde sur sa vie.
Il s'occupe de l'encadrement des Reiter et des Prieurs (Cf. ci-après) et donc des parrains associés.

Der Erster Botschafter (Le Premier Ambassadeur)
C’est le lien entre l’ordre et les grandes autorités religieuses et politiques des RRs. Il est aussi la voix de l'Ordre sur les gargottes. C'est lui qui y fait les annonces au nom de l'Ordre. Il doit parfaitement maîtriser notre langue.

Der Verwalter
(l'Intendant)

Chargé de faciliter l'armement et l'approvisionnement en pain des membres de l'Ordre Teutonique lors des mouvements militaires, l'Intendant se doit d'être en relation avec les fournisseurs (internes ou externes) et les membres qui souhaitent obtenir des armes, vêtements ou denrées.
L'Intendant est également chargé de veiller à la bonne collecte de la Dime, il doit donc nommer les percepteurs et s'assurer qu'ils font bien leur travail en tenant un registre précis régulièrement.

COMPOSITION DE L'ORDENKREIS :

Der Gross Hospittler (Le Grand Prieur)
Der OrdenMarschall (Le Maréchal de l’Ordre)
Der Seneschall
Der Wärter der Heiligen Reliquie (Le Gardien des Saintes reliques)
Der Erster Botschafter (Le Premier Ambassadeur)
Der Verwalter (l'Intendant)

En dessous des dignitaires se trouvent les Landmeister qui sont les officiers supérieurs de l’Ordre :
Le LandMeister est responsable des Frères et Sœurs de l’Ordre dans un duché ou un comté. Il a la direction de la Commanderie provinciale.

Enfin viennent les Frères et les Sœurs religieux ou laïcs. Ces derniers peuvent être mariés.

Halb Bruder
(le demi frère):
Un Reiter ou un Hospittler qui ne peut prêter serment d'allégeance lige à l'Ordre Teutonique à cause d'une charge qu'il ne veut quitter ne peut passer l'Ordalie par le Feu et devenir Bruder ou Schwester. Néanmoins il pourra, s'il le souhaite et si le Chapitre l'accepte, devenir Halb Bruder ou Halb Schwester.
Le demi frère n'a pas accès à la salle capitulaire et ne peut donc prétendre voter ni participer aux débats concernant l'Ordre Teutonique ni devenir Ritter ou membre du Kreis, il n'est pas astreint à obéir aux ordres de mobilisation ni à payer la dime. Le demi frère montre par son statut son Amitié et sa solidarité envers l'Ordre Teutonique et apporte son aide et sa coopération dans la mesure de ses moyens et de ses envies, il doit également respecter la Règle de l'Ordre quand il se trouve dans une Commanderie. Mais en cas de malveillance ou velléités du demi frère envers l'Ordre Teutonique, le Kreis se réserve le droit de le bannir.

Neuling, Reiter, Hospittler

Chaque nouveau postulant débute dans l'Ordre avec le grade de Neuling (Novice). C'est le stade initiatique. Une enquête approfondie est menée
pour savoir si son profil correspond à celui des membres de l’Ordre.
Il est pris en charge par un parrain ou une marraine, déjà membre confirmé de l'Ordre.
Si le résultat de l’instruction est positif et s’il parvient à surmonter les épreuves initiatiques, le novice doit alors se déterminer pour l’une ou l’autre branche de l’Ordre (spirituelle ou temporelle).
Cette phase dure environ un mois.

Le neuling reçoit ensuite le statut de Reiter (Ecuyer) s'il est combattant, d'Hospittler (Prieur) s'il est religieux. Il conserve ce rang pendant deux mois complets au minimum. S'il s'est montré digne de l'Ordre, il sera alors officiellement intronisé et deviendra frère ou soeur.


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MessageSujet: Re: [EA/OT] Livres de l'Ordre Teutonique   Ven 7 Sep 2007 - 18:02

Livre 3: Du fonctionnement du Cercle et du Chapitre:


Le Cercle de l'Ordre
: (Ordenkreis ou Kreis)

Assemblée constituée des hauts dignitaires élus tous les deux mois et du Hochmeister élu tous les quatre mois.
Il se réunit à huis clos dans la Chambre Haute lorsqu'une crise grave menace l'Ordre ou la sécurité des provinces et que son traitement réclame une réaction prompte et immédiate. L'Ordenkreis contrôle et valide les décisions du Chapitre en fonction des directives de l'Etat Major des Saintes Armées.
Il se réunit aussi pour statuer sur toute éventuelle modification structurelle de l'Ordre.

N'importe quel membre de l'Ordenkreis peut porter au débat en Chambre Haute une question qu'il juge opportune, si plus de 3 membres du Kreis s'y opposent alors cette question est portée au Chapitre.

Le Kreis s'occupe aussi de l'Ordalie par le Feu des Reiters et des Hospittlers en se prononçant sur l'acceptation ou non de ceux ci au Chapitre lors de la clôture de l'Ordalie.

Le Cercle se réunit également pour accepter ou refuser la candidature d'un frère ou d'une soeur à une dignité de l'Ordre, ainsi toute remise de récompense se devra d'être le fruit d'une concertation commune, sauf pour les disctinctions remises par le Hochmeister ainsi que les adoubements qui restent dépendantes de sa propre volonté.

Les décisions sont rendues publiques aux endroits appropriés.

Le Chapitre:

Le Chapitre de l'Ordre est constitué de l'assemblée de tous les Bruders, Schwesters et Ordenkaplans.
Il se réunit dans la salle capitulaire pour débattre de toutes les questions internes à l'Ordre, mais aussi des questions externes qui ne sont pas à traiter dans l'urgence.
Lorsqu'un débat est clos et nécessite un vote, n'importe quel membre de l'Ordenkreis peut mettre en route le processus de vote.

Le Chapitre se veut être le coeur de l'Ordre Teutonique, unit et fort il fait vivre la communauté, accueille les nouveaux avec Amitié et désintérêt personnel, défend les valeurs de l'Eglise Aristotélicienne et cherche à promouvoir l'image de l'Ordre Teutonique.
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MessageSujet: Re: [EA/OT] Livres de l'Ordre Teutonique   Ven 7 Sep 2007 - 18:06

Livre 4 : Des élections


Des élections

Le Hochmeister est élu pour un mandat de quatre mois renouvelables indéfiniment. Les hauts dignitaires (Gross Hospittler, Ordenmarschall, Wärter, Seneschall, Verwalter, Erster Botschafter) le sont pour une durée de deux mois.

Des candidatures

Le candidat à la fonction de Hochmeister ou de haut dignitaire doit faire partie du Chapitre de l'Ordre.
Il doit d’abord être sûr de sa disponibilité pour assumer ses fonctions.

Il doit avoir une parfaite connaissance des principes de l’Ordre.

Le candidat au poste de Gross Hospittler doit être un Ordenkaplan, les autres fonctions sont ouvertes à l’ensemble des frères et des soeurs.

De la procédure
Le début du dépôt des candidatures est annoncé par le Hochmeister ou le Gross Hospittler quinze jours avant la fin du mandat du poste à renouveler.
Chaque candidat peut alors se présenter. Il ne peut solliciter qu’une seule fonction. Les candidats devront présenter la manière dont ils voient leur fonction dans une lettre de motivation étoffée et claire.
L'Ordenkreis se prononce sur chaque candidature. Un vote a alors lieu. La décision prise est sans appel.

Du vote

L’ensemble du Chapitre vote. Les Reiters, les hospittlers et les Neuling ne peuvent le faire.
Le vote commence une semaine avant la fin des mandats et se cloture le dernier jour des mandats afin que la relève soit assurée dès le lendemain.

De la procédure de vote
Le scrutin s'étale sur une durée d'une semaine.
Chaque frère et chaque soeur dispose d'une voix par dignité à pourvoir.
C'est le Hochmeister qui proclame les résultats à l'issue de la semaine de vote. Ces résultats sont sans appel!

Si les candidats viennent à manquer, l'Ordenkreis pourra désigner lui-même les futurs dignitaires en fonction des disponibilités.

De la démission d'un dignitaire

Si elle est acceptée par le Hochmeister, le titulaire de la charge est démis. Il sera alors demandé aux volontaires d'assurer un intérim en attendant la tenue des élections suivantes.
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MessageSujet: Re: [EA/OT] Livres de l'Ordre Teutonique   Ven 7 Sep 2007 - 18:07

Livre 5: Du Landmeister et de la Commanderie


Du Landmeister

C'est un officier supérieur de l'Ordre.
Il est désigné par l'Ordenkreis après un appel à candidature. Son mandat est de deux mois renouvelables.
Il est en charge d'une commanderie de l'Ordre Teutonique. Son travail consiste essentiellement à assurer la gestion des terres de la Commanderie Régionale qu'il administre et à entretenir de bonnes relations avec les autorités locales (Duc ou Comte).

De la Commanderie


C'est un établissement généralement fortifié qui abrite les membres de l'Ordre présent dans la province.
Elle est établie suite à un accord passé entre l'Ordre et les autorités locales.
Par sa présence, elle est une sécurité supplémentaire pour la province concernée.

La Commanderie générale se trouve en Savoie. C'est Thorens, dirigée directement par le Hochmeister.
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MessageSujet: Re: [EA/OT] Livres de l'Ordre Teutonique   Ven 7 Sep 2007 - 18:12

Livre 6: De la Justice



Qu’il soit connu de tous les Frères et Soeurs de l'Ordre Teutonique que l’Ordre est discipliné et que s’écarter du chemin entraîne châtiment et pénitence.

Les principaux manquements au devoir du frère teutonique sont rassemblés ci-après:

- Ne pas respecter la Charte de l’ordre. C’est notre pierre angulaire. La désavouer est crime grave.
- Ne pas respecter la Règle de l'Ordre.
- Se montrer orgueilleux. Le frère teutonique doit rester humble devant le Créateur.
- Mentir à un frère ou une soeur de l’Ordre.
- Prononcer des paroles injurieuses ou déplacées envers un fidèle ou un représentant laïc ou clerc de l'Eglise aristotélicienne.
- Refuser de partir au combat lorsque le Chapitre (ou l'Ordenmarschall) décrète la mobilisation.
- Déserter les rangs de l’Ordre. Le frère ou la soeur doit faire acte de présence réguliere dans les Commanderies de l'Ordre. Un silence de plus d’un mois est tenu pour acte de désertion, hormis pour les retraites spirituelles annoncées.
- Cacher des informations importantes à l’Ordre sur tout ce qui peut paraitre suspect.


Les affaires de justice interne mentionnées ci-dessus sont jugées par l’ensemble des frères et sœurs de l’Ordre réunis en Chapitre. Les sanctions sont définies par la même assemblée. Le frère ou la sœur accusé a le droit de se défendre et peut recourir à l'aide d'un autre frères (ou sœur) de l'Ordre.

Deux fautes sont jugées particulièrement graves :

Le parjure, c'est-à-dire le non respect du serment prêté devant le Créateur et sur le Saint Crâne d'Aristote lors de l’intronisation, et l’abandon de son frère de sang (ou de sa sœur) sont les deux fautes les plus graves que peut commettre un membre de l’Ordre.
Son cas passe alors entre les mains de la Congrégation de la Très sainte Inquisition.
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MessageSujet: Re: [EA/OT] Livres de l'Ordre Teutonique   Ven 7 Sep 2007 - 18:20

Livre 7: Des bannières de l'Ordre et des avatars


Elles sont l'oeuvre de Vhë.

Notre Hochmeister me signale qu'elles sont les seules autorisée dans votre
signature, en plus d'une éventuelle devise écrite et du blason pour les
Rittern de l'Ordre.

Vous trouverez également sur ce lien une petite banque d'avatars : http://bdawn.free.fr/

Ritter


Bruder :


Schwester :


Grosshospittler


Landmeister


Wärter


Seneschall


Ordenmarschall :


Erster Botschafter :


Ordensprescher


Ordenkaplan


Reiter


Hospittler


Neuling
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MessageSujet: Re: [EA/OT] Livres de l'Ordre Teutonique   Ven 7 Sep 2007 - 18:21

Livre 8: Du titre de Chevalier Teutonique


Porter le titre de Deutsche Ritter (Chevalier Teutonique) est un honneur décerné par le Hochmeister qui en a reçu le pouvoir de Sa Majesté LongJohnSilver, Empereur du Saint Empire Germanique.
Ce droit a été conféré à l'Ordre en récompense des loyaux services rendus à l'Empire.

Il est vrai que l'Ordre ne relève que de Sa Sainteté le Pape, mais le noyau de son recrutement et le centre de l'Ordre (la Commanderie Générale de Thorens) sont en Savoie, terre d'Empire. Cette situation explique ce privilège.

Un membre de l'Ordre clerc ou laïc peut recevoir cette dignité de Ritter.
Elle récompense soit les services rendus, soit le dévouement, soit l'action courageuse menée dans le respect des principes aristotéliciens.

Elle permet au titulaire d'arborer ses armoiries.
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MessageSujet: Re: [EA/OT] Livres de l'Ordre Teutonique   Ven 7 Sep 2007 - 18:22

Livre 9: Frères et soeurs de sang


Chaque frère ou soeur de l'ordre doit avoir son « frère de sang » (ou sa soeur), lui-même membre de l'ordre, avec qui il est lié jusqu'à la mort.
Ils jurent entre eux devant Dieu et sur notre relique sacrée, le Crâne d'Aristote, de ne jamais se quitter au combat et de toujours s'entraider, quelles que soient les circonstances.

C'est dans l'église Sainte Edwidge de Silésie que se lient les Frères (ou les Soeurs) de sang entre eux, après avoir échangé le serment suivant :

Citation :

Mon frère (ma soeur), je jure devant Dieu que si tu avances au combat je te suivrai, que si tu recules je te tuerai et que si tu meurs je te vengerai !
Notez que les novices ne peuvent prononcer ce serment.


Dans certains cas, l'un des Frères (ou Soeurs) peut être clerc. Les termes du serment échangé sont alors les suivants :

Citation :
Mon frère (ma soeur), je jure devant Dieu de te rester fidèle, de venir à ton secours si tu es dans la détresse et d'honorer à jamais ta mémoire
si tu meurs !
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MessageSujet: Re: [EA/OT] Livres de l'Ordre Teutonique   Ven 7 Sep 2007 - 18:24

Livre 10: Glossaire des termes


Voici les principaux termes germaniques utilisés par l’Ordre et leur signification.
Je vous conseille fortement de lire et relire les ouvrages de la bibliothèque pour approfondir vos connaissances.

Der Ordenkreis : Le Cercle de l’Ordre

Der HochMeister : le Grand Maître.

Der Gross Hospittler : Le Grand Hospitalier, plus communément appelé Grand Prieur.

Der OrdenMarschall : Le Maréchal de l’Ordre

Der Erster Botschafter : Le Premier Ambassadeur

Der Wärter der Heiligen Reliquie: Le Gardien des saintes Reliques

Der LandMeister : Le Gouverneur de Province

Der Ritter : Le Chevalier

Der Bruder : Le Frère

Die Schwester : La Soeur

Der Ordenkaplan : Le Chapelain de l’Ordre

Der Reiter : L’Ecuyer

Der Hospittler : Le Prieur

Der Neuling : Le Novice

Der Besucher : Le visiteur. Ce terme est donné aux pèlerins qui font étape chez nous.

Der Bottschafter : L'ambassadeur. Terme donné aux ambassadeurs étrangers
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MessageSujet: Re: [EA/OT] Livres de l'Ordre Teutonique   Ven 7 Sep 2007 - 18:26

Livre 11: Livres de comptes de MrGroar


Je mets ici à votre disposition des livres de
comptes pour vos diverses activités artisanales et agricoles!

LIVRES DE COMPTES

Je mets par ailleurs un GUIDE COMMENTE DES RR!
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MessageSujet: Re: [EA/OT] Livres de l'Ordre Teutonique   Ven 7 Sep 2007 - 18:27

Livre 12: Du cérémonial entre les membres de l'Ordre


Le Hochmeister vouvoie tous les membres de l’Ordre, y compris les novices.
Tous doivent vouvoyer le Hochmeister.
Frères, Sœurs et Reiter et Hospittler se tutoient quel que soit leur rang.
Les Novices doivent vouvoyer les membres de l’Ordre sans exception.
Cette règle est claire et simple.

Lorsqu’un courrier est adressé entre des membres de l’Ordre, l’initiateur de la lettre doit la commencer par les mots suivants : "Dominus vobiscum (Le
seigneur soit avec vous)" ou "Pax vobiscum (La paix soit avec vous)".
La réponse doit débuter par "Et cum spiritu tuo (Et avec ton Esprit)", ou une formule latine équivalente.
Cette salutation en latin ne se fait qu’une fois par jour.
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MessageSujet: Re: [EA/OT] Livres de l'Ordre Teutonique   Ven 7 Sep 2007 - 18:33

[center]Livre 14: De la géographie des Royaumes

Carte des Royaumes:

http://www.le317.fr/images/monde2.jpg

Carte des Royaumes avec liens menant vers les halles et gargotes:

http://www.le317.fr/images/monde/monde.html

Carte de l'Eglise Aristotélicienne:

http://www.le317.fr/images/carteEA.gif


Dernière édition par le Dim 9 Sep 2007 - 17:44, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [EA/OT] Livres de l'Ordre Teutonique   Ven 7 Sep 2007 - 18:34


Livre 15: LA VIE DE MARIE-MADELEINE DE LA SAINTE BAUME (1266 - ?)



I. La jeunesse de Marie-Madeleine


Marie-Madeleine naquit le 6 juin 1266 à Saint Maximin en Provence dans
un petit couvent à l’extérieur de la ville. Sa mère, sœur
Marie-Thérèse, l’intendante du couvent, s’occupait de commander et
réceptionner les vivres pour la communauté des religieuses.

La
naissance de Marie-Madeleine au sein du couvent a soulevé moultes
interrogations sur la validité du vœu de chasteté de sa mère, de
multiples enquêtes furent menées mais aucune preuve de la culpabilité
de quiconque ne fut apportée. Sœur Marie-Thérèse se défendit de n’avoir
jamais eu une liaison corporelle avec le boulanger local, unique
suspect dans l’histoire car c’est le seul homme qui effectuait des
livraisons au couvent: la soeur fut innocentée faute de preuve mais le
doute persistait. L’affaire fut close et on décida que sœur
Marie-Thérèse élèverait sa fille dans le secret.

L’éducation de
Marie-Madeleine s’est donc déroulée dans les méandres de la petite
cuisine et du petit bureau d’intendance où travaillait sa mère.
L’apprentissage de la gestion des vivres, de leur juste utilisation et
de leur partage équitable entre les sœurs fut sa principale occupation
pendant les quinze premières années de son existence. Marie-Madeleine
connaissait un nombre incommensurable de recettes, de la salade
d’olives au gâteau de figues en passant par le ragoût de chèvre, et
faisait des miracles quand il s’agissait de faire les comptes: elle
maniait en effet les chiffres avec aisance à un point tel que sa mère
lui confia la charge totale de l'intendance sans en parler à qui que ce
soit.

Marie Madeleine a écrit:"
Quand j'étudiais les intégrales à troncature inversée, je me suis petit
à petit rendue compte qu'il ne suffisait pas d'utiliser les variables
exponentielles pour calculer les stocks de fruits du couvent. Ce fut
pour moi une réelle avancée!"

2. L’exil de Marie-Madeleine


Le jour de ses quinze ans, la petite communauté du couvent prit une
décision pour l’avenir de Marie Madeleine. Celle-ci ne pouvait
décemment pas devenir une de leurs sœurs, la jalousie cachée depuis
tant d'années à l’encontre de Marie-Thérèse était si forte qu’aucune
d'elles ne l’aurait jamais accepté : pourquoi aurait-elle pu procréer
et pas elles ? La décision fut donc prise de bannir du couvent la
pauvre petite qui étaient à dix lieues de s'imaginer une telle haine à
son égard. Les sœurs estimaient qu’à quinze ans et avec ses
connaissances utiles, l'infortunée s’en sortirait.

Une nuit
sans lune de l’été 1281 Marie-Madeleine fut donc conduite hors du
couvent par deux sœurs volontaires. Elle prêta auparavant serment de ne
jamais dire à qui que ce soit d’où elle venait et de ne jamais revenir
au couvent sous peine d’être publiquement humiliée. Les deux sœurs
l’amenèrent à dos d’âne jusque derrière le massif de la Sainte Baume et
la déposèrent au détours d'un chemin avec un baluchon remplit de
provisions, puis sans prononcer une seule parole elles s’en
retournèrent au couvent.

Marie Madeleine a écrit:" La peur d'affronter sa haine est plus dure à supporter que sa propre haine. "


La première nuit de Marie-Madeleine, seule à l’orée du massif de la
Sainte-Baume, fut longue et pleine d’amertume. Mais dès le lendemain
elle reprit le dessus et s’en alla vers le nord, seule destination
acceptable si elle ne voulait pas avoir de problèmes. Au bout de
quelques jours de marche elle arriva au petit village de Correns. Elle
discuta avec des autochtones à la taverne locale qui lui apprirent que
le Seigneur de Correns recherchait une cuisinière; elle se rendit donc
à Fort Gibron où le Seigneur résidait et obtint sans aucune difficulté
la direction des cuisines: il ne lui avait fallut que quelques minutes
pour composer une salade qui émoustilla les papilles du Seigneur, ne
lui laissant pas le choix quant à qui embaucher.



3. Le succès de Marie-Madeleine


Son jeune âge aurait pu être un handicap pour elle, mais elle su
s’adapter et s’intégra sans aucun problème grâce à ses talents
culinaires hérités de sa mère : la renommée de son aptitude à préparer
des plats succulents pour le seigneur du fort et son entourage se
répandit comme une traînée de poudre et de nombreux curieux arrivèrent
alors à Correns avec l’espoir de goûter ce que LA Marie-Madeleine
préparait chaque jour.

Son maître et Seigneur, heureux de voir
autant de monde à sa porte mais inquiet du prix qu’allait lui coûter
les festins qu’il se devait d’organiser afin d’augmenter son prestige,
demanda à Marie-Madeleine d’inventer un gâteau unique qu’elle devrait
confectionner en grandes quantités. Son idée était de créer une
gourmandise locale qui serait connue à travers tous les Royaumes,
espérant ainsi tirer quelques profits substantiels.


Marie-Madeleine, en experte culinaire qu’elle était, ne mit pas
longtemps à trouver ce que son maître voulait : facile à faire,
économique mais exquis, tel était le petit gâteau qu’elle inventa. Il
était en forme de coquillage, de couleur dorée et son arôme sidéra
littéralement le goûteur du Seigneur de Correns. La production en masse
commença alors et les gourmets se ruèrent aux portes du Fort Gibron,
apportant ainsi de confortables revenus financiers. Le Seigneur de
Correns décida de rendre honneur à sa servante et décida de nommer
officiellement ce petit gâteau « madeleine ».



Marie Madeleine a écrit:"
Avec le regard qu'il a quand il me regarde, je me demande ce qu'il fait
à mes madeleines quand il est seul. " (d'après un garde des cuisines)

4. La désillusion de Marie-Madeleine


De plus en plus de monde venait à Correns découvrir la madeleine de la
Sainte-Baume. Marie-Madeleine ne sortait plus de sa cuisine tant elle
devait cuire des madeleines et maglré l'aide de tous les garçons et
filles sous ses ordres, elle ne connut que peu de repos: les fourneaux
du chateau n'avaient plus de secrets pour elle et son succès était
désormais incontestable. Mais le besoin de reconnaissance de
Marie-Madeleine et son envie de satisfaire les autres ne lui portèrent
pas chance. En effet, puisqu’elle était la seule à réussir à faire ce
gâteau et qu’elle dépendait de la bonne volonté de son maître, elle
resta cloîtrée pendant près de trente ans dans la cuisine du Fort
Gibron. Jamais pendant cette période elle ne sortit à l’extérieur,
jamais elle n’eût le plaisir de rencontrer un seul amateur de
madeleines mis à part son maître qui venait contrôler la qualité de son
travail, jamais elle ne pu retourner au couvent de Saint Maximin pour
montrer aux sœurs de quoi elle avait été capable toute seule, jamais
elle ne revit sa mère…

Le seigneur de Correns a écrit:"
Maire-Madeleine est bien trop occupée à confectionner des madeleines
pour vous, mais soyez assurés que dès qu'elle aura le temps, elle vous
fournira de plus amples informations sur sa vie. "


Ses prières adressées au Très Haut et à Aristote ne furent jamais
entendues durant ces longues trente années. Son nom était connu de tous
mais personne ne l’avait vu, et ceux qui avaient vu son visage quand
elle était arrivée à Correns ne pouvaient donner de détails, tant cela
faisait longtemps qu’elle avait paru au grand jour. Des rumeurs
commençaient à circuler sur son compte, certains pensaient par exemple
que Marie-Madeleine n’avait jamais existé et que le Seigneur de Correns
était un sorcier qui envoûtait les visiteurs avec ses gâteaux
empoisonnés. Cette rumeur fut d’ailleurs celle qui brisa l’isolement de
Marie-Madeleine. La réputation de son maître commençait à lui coûter
cher, la vente des madeleines commençait à faiblir : tout le monde
voulait voir celle qui les cuisinait,’attention était dirigée
uniquement sur elle et non plus sur ses gâteaux et son maître. Alors ce
dernier céda à la pression et organisa une cérémonie de présentation.

5. La fuite de Marie-Madeleine


Nombreux étaient ceux qui vinrent assister à la cérémonie de
présentation de Marie-Madeleine le 12 décembre 1311: la cour du Fort
Gibron était pleine à craquer et la foule débordait tout autour,
envahissant chaque recoin de Correns. Marie-Madeleine avait beaucoup de
mal à surmonter sa peur de rencontrer ses admirateurs et avait passé la
nuit en prière pour y puiser sa force. Son maître avait senti sa peur,
et ayant pensé à tout ce qui entourait ses propres intérêts avait posté
des gardes devant la cuisine où elle avait sa couche pour l'empêcher de
se dérober à la cérémonie. Sans doute aurait-il du la laisser fuir car
le lendemain quand elle vit l’assistance lors de la cérémonie, elle fut
submergée d’effroi : tous étaient obèses ! Du plus jeune au plus vieux,
hommes et femmes, riches et pauvres, tous avaient un corps difforme et
adipeux.

Marie-Madeleine comprit soudain que ce phénomène
avait été causé par ses propres madeleines délicieusement composées de
beurre bien gras. Mais il était beaucoup trop tard pour revenir en
arrière, ces gens en avaient tellement mangé ! Elle prit conscience de
la situation et parvint à s’enfuir de Correns en courant avec toute
l’énergie dont elle disposait. Le ventre lourd de gateaux, ses
poursuivants abandonnèrent leur poursuite et on n’entendit plus jamais
parler de Marie-Madeleine.

Gilbert Vésicule a écrit:" Si jamais je la choppais celle-là, je lui donnerais ma brioche à bouffer. " (entendu le jour de la fuite de Marie-Madeleine)

6. L’enquête de l’Ordre Teutonique sur Marie-Madeleine


Une cinquantaine d’années plus tard, des membres de l’Ordre Teutonique
eurent vent de l’histoire et s’y intéressèrent de très près. Après
avoir ouvert une enquête, interrogé les habitants de Correns et
consulté les archives du Fort Gidron, ils se firent une opinion toute
aristotélicienne de ce qui était arrivé à la disparue. Abandonnée par
les sœurs du couvent où elle est née, elle a réussi malgré elle à être
connue à travers tous les Royaumes. Séquestrée dans sa cuisine par son
maître, elle s’est évertuée trente longue années à fournir à ses
admirateurs de somptueuses madeleines en sacrifiant sa propre vie. Elle
aura vécu à travers ses créations pour apporter le bonheur.




Elle avait fait preuve d’amitié et de don de soi en se consacrant à la
confection de son fameux gateau, de conservation en trouvant le moyen
de subsister, de tempérance en acceptant sa condition et en obéissant à
son maître, de justice en essayant de faire le plus de madeleines
possible pour que chacun en ait, de plaisir en faisant ce qui lui
plaisait c’est-à-dire cuisiner et de conviction en croyant qu’agir tel
qu’elle le faisait rendrait le monde meilleur, et pendant tout ce temps
là les admirateurs de madeleines péchaient à outrance !
Le
Seigneur de Correns en premier lieu : égoïste parce qu’il ne pensait
qu’à sa propre richesse et envieux parce qu’il s’est attribué tous les
mérites de Marie-Madeleine. Mais les admirateurs de madeleines
n’étaient pas innocents non plus : égoïstes parce qu’ils ne pensaient
qu’aux madeleines et non à Marie-Madeleine, gourmands parce qu’ils se
sont gavés de ces gâteaux et adeptes de la luxure en abusant des
plaisirs de la chair.

La punition fut générale : le
Seigneur de Correns a perdu son unique source de revenus et de prestige
et tous ceux qui ont abusé des madeleines sont emplis de remords et de
regrets. La pauvre Marie-Madeleine, voyant les conséquences
désastreuses de l'utilisation abusive de sa création, a réagit le plus
logiquement du monde en s'enfuyant ce jour là. Mais elle n'est pas
partie sans rien laisser: il faut savoir qu'elle était parvenue à
théoriser mathématiquement la technique utilisée avec son fouet pour
préparer la pâte à madeleines: v = (Im(f*)df/dx)/|f|², or nombreux sont
les charpentiers de tous les royaumes à avoir gravé cette formule sur
des rames, nul ne sait pourquoi il fallait qu'ils le fasse sur une rame
mais toujours est-il que ce fut le cas. Le jour où Marie-Madeleine prit
la fuite de Fort Gibron, toutes ces rames se volatilisèrent et la
formule fut oubliée de tous! Puis, une trentaine d'années plus tard,
certaines personnes se mirent à assister à un phénomène étrange:une
rame apparaissait la nuit chez eux (et ce de façon aléatoire), et la
formule était toujours gravée dessus. Seul Aristote peut avoir une
logique suffisante pour appréhender et comprendre ce phénomène, le
Seigneur souhaite-t-il que la madeleine fasse sa réapparition afin de
tester une seconde fois les humains?

7. La grotte de Marie-Madeleine




Une expédition fut donc envoyée le 24 avril 1362 dans les environs de
Correns afin de trouver où avait pu aller se cacher Marie-Madeleine. Le
massif de la Sainte-Baume fut ratissé au peigne fin et au bout de longs
mois de recherches infructueuses l’expédition tomba sur une grotte
isolée, dans un escarpement discret du massif. Au fond de la grotte ils
trouvèrent un squelette. Ils l’analysèrent longuement et réussirent à
déterminer que c’était celui d’une femme. Puis en fouillant un peu plus
dans la grotte ils découvrirent les vestiges d'une cuisine avec des
moules en forme de coquillage, exactement identiques à ceux conservés
dans l’aile «Marie-Madeleine» du musée de Correns, ainsi qu'une rame
avec une inscription effacée dessus. La déduction fut donc aisée et
unanime, ils étaient bien en possession du corps de Marie-Madeleine de
la Sainte-Baume !

Voilà maintenant bientôt un siècle que les
rames reviennent, les plus grands mathématiciens sont sur l'affaire et
essayent de décrypter cette formule.


Dernière édition par le Ven 7 Sep 2007 - 18:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [EA/OT] Livres de l'Ordre Teutonique   Ven 7 Sep 2007 - 18:36

Livre 16: Le livre du Grand Départ

Le Livre du Grand Voyage



Chroniques
du voyage de l'Ordre teutonique de la forteresse de Marienburg jusqu'à
la Sainte Baume en Provence, par les frères Imladrik et Vhë




Chapitre I


Les préparatifs



L’annonce fut faite à la moitié du mois de février 1454. Les frères et sœurs de l’Ordre Teutonique allaient quitter le château de Marienburg, forteresse mère de l’Ordre pour s’installer dans leur nouvelle base. La localisation exacte de la nouvelle forteresse restait encore connue que de rares membres de l’Ordre. Ceci afin de préserver le bon déroulement du voyage. Dés l’annonce de cette importante nouvelle, tout le monde s’afféra à la préparation du voyage. Le bagage des membres teutoniques étant naturellement peu lourd, tout le monde se mobilisait pour déménager les affaires de l’Ordre, chacun se prêtant main forte comme il se doit dans une telle confrérie.

Une grande chasse fut donnée, afin de rassembler des provisions pour le voyage et pour respirer une dernière fois les senteurs des environs de la forteresse. La prise la plus étonnante ramenée fut un bel ours dont la chair
opulente fut cuite et séchée pour le voyage.

Aussi, l’Ordre devant déménager ses biens, y compris les plus précieux, il devait en assurer la protection. L’Orden marschal prit donc la responsabilité de la conduite du convoi. Trois groupes de combattants furent formés avec un chef à la tête de chacun. Les gardes ainsi constituées avaient la charge de protéger le convoi. La partie centre de ce cortège abritait le maître de l’Ordre et les Saintes Reliques. Attendant le signal de départ du grand voyage, les frères et sœurs devenaient de plus en plus nerveux. La destination fut annoncée dans les derniers moments : le Sud, en Provence, dans le massif de la Sainte Baume.

C’est sous une fine pluie et dans un léger brouillard que tous partirent avec un léger pincement au cœur mais plein d’espoir.

Chapitre II
La bataille du village de Würtzburg



Après quelques jours de marche, la troupe semblait poursuivie. Une troupe de cavaliers tentait de la rattraper. Il ne faisait aucun doute que ce serait tôt fait, le convoi hétéroclite avançait sûrement mais ne pouvait galoper. Le pas fut forcé tout de même. Les rapports des éclaireurs faisaient état d’une troupe de polonais, mais d’autres pensaient qu’il s’agissait de brigands. Le doute et l’inquiétude commencèrent à prendre place dans les rangs des moines soldats. Pour beaucoup, le conflit armé était une expérience toute nouvelle, y compris pour ceux qui avaient choisi la voie des armes.

Un campement fut établi à proximité de Würtzburg. Il fut constaté que la
fuite était impossible et qu’un conflit armé était inévitable. Chacun au sein du groupe prit donc ses responsabilités et la défense du camp s’organisa. Des seaux de sables furent préparés pour combattre les incendies, tandis que les soldats préparaient leurs tactiques et leurs armes.

Un soir, au soleil couchant arrivèrent enfin ces brigands, car il s’agissait bien de brigands et non de polonais. A leur tête, l’infâme Hobst Von Franken mena l’assaut contre les chevaliers teutoniques. Les premières volées de flèches enflammées firent quelques blessés et quelques morts mais le plus gros de la troupe restait vaillant. Les soudards chargèrent, s’en suivit une immense mêlée sanglante. Le compte des blessés et morts fut difficile à suivre, tant dans chaque camp la rage au combat était grande. Les chevaliers teutoniques résistaient tant bien que mal mais il semblait venir des mercenaires de toute part. Après un âpre combat dans lequel bien des frères firent preuve de leur courage et de leur foi tant dans le combat que dans la réalisation des secours, le chef des or las sonna une
retraite. Malheureusement, toute cette bataille n’était pour lui qu’un leurre pour mieux piller le village voisin. Quelques frères encore vigoureux, bien que fatigués se jetèrent corps et âme à la poursuites des pillards. Et c’est dans une église en flamme comme un signe lancé par le Seigneur que fut capturé Hobst Von Franken.

Alors qu’au même moment, les survivants s’affairaient à retrouver les blessés pour leur porter secours. Un hôpital de fortune fut improvisé et les
premiers soins dispensés. Le précieux trésor de l’Ordre avait été préservé des bandits au prix d’un lourd sacrifice.

Le camp était désolé et meurtri de cette bataille dont la victoire avait un goût amer. En effet, 42 moines soldats étaient morts ou gravement blessés. 3 frères combattants étaient portés disparus, 8 hommes de la garde personnelle du Grosshospitler étaient décédés et deux moines avaient péris sous les flèches enflammées.

Un monument fut érigé pour le souvenir de cette tragique bataille et le cœur lourd, les frères repartirent pour leur long voyage. Car ils n’en étaient qu’au début et le chemin était encore long.

Chapitre III
Les hommes en noir et la grande traversée



La colonne s’ébranla de nouveau et repris sa route, avec de nouvelles
dispositions et une expérience nouvelle dans ce périlleux exercice qu’est la guerre. La route choisie devait passer par Trier afin de remettre au bras séculier les brigands qui avaient été capturés. Leur chef fut longuement interrogé et étroitement surveillé. En dépit de toutes ces précautions, par une nuit sombre comme la mort, des hommes vêtus de robes de bure noires réussirent à tromper la vigilance des gardes. Tirant de longs couteaux de leur manche, ils égorgèrent Hobst Von Franken qui agonisa dans un dernier cri de terreur. Personne ne su qui étaient ces hommes et déjà des rumeurs allaient dans les bouches des sentinelles. Von Franken avait toujours paru terrifié en parlant du commanditaire du pillage du village de Wützburg et n’avait jamais délié sa langue. Son secret parti avec lui dans les profondeurs des enfers.

La route repris une fois de plus. Mais la route passait par la Franche Comtée, et là, les membres de l’Ordre durent se faire passer pour des pèlerins afin de ne pas être gênés pendant la traversée du comté. Tout se passa à merveille, et bientôt le convoi arriva en Savoie. Là, les Frères et Sœurs durent combattre pour la libérations de Belley, assiégée par des brigands. Le temps semblait de plus en plus long au fur et à mesure que la destination approchait. L’impatience commençait à montrer ses premiers signes. La route fut longue et les contrées traversées nombreuses. Comme un hommage au Saint Empire Romain Germanique, la procession a traversée la Franche comté, puis la Savoie et enfin la Provence. Les principales étapes après Trier furent : Saarbourg, Thionville, Metz, Luxeuil les Bains, Vesoul, Dole, Poligny, Saint Claude, Annecy, Chambéry, Grenoble, Gap et enfin Digne les Bains.

Le but tant attendu allait bientôt être touché.

Chapitre IV
L’arrivée


Enfin, le convoi arriva à la Sainte Baume. Tous ses membres furent émerveillés devant la terre que leur avait accordé le comte de Provence. Chacun passa le corps de garde, sous l’œil du géant Jean le Bon, le porte étendard du Hochmeister Bendictus. Tout le monde était heureux d’être enfin arrivé à destination, et Frère Gunther put distribuer à tout le monde un bon repas.

Achevé de rédiger le 24 avril 1454, en notre Commanderie générale de la Sainte Baume.
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MessageSujet: Re: [EA/OT] Livres de l'Ordre Teutonique   Ven 7 Sep 2007 - 18:47

Livre 17: L’Affaire du Saint Crâne



I) Prologue

Béni soit ce jour du 21 décembre 1453 où notre Hochmeister Benedictus
découvrit, dans la crypte de l’abbatiale Notre Dame en le château de
Marienburg, le Saint Crâne d’Aristote. Celui-ci fut placé dans la Chapelle Sainte Maurice sous la surveillance du Wärter der Heiligen Reliquie, Auguste Bertrand.

Qu’en lisant ce texte, nous, Frères et Sœurs de l’Ordre Teutonique ne commettions plus l’erreur de le laisser sans surveillance et exposé aux dangers.

II) Le vol

Quelque mois après la découverte du crâne, un homme demanda l’hospitalité.
C’est très naturellement que nous la lui avons offerte. Ce même homme,
demanda à voir nos Saintes Reliques afin de se recueillir. Nous lui avons accordé cette requête, mais nous étions alors loin de nous douter de ce qui allait se passer. Il assomma les deux gardes et s’empara du Saint Crâne. Ce n’est que le lendemain que le GrossHospittler Eckris nous apprit la terrible nouvelle. Les accès furent tout de suite fermés et l’OrdenMarshall Rethun de Rhodes déclara l’Etat d’Urgence.

L’Hostellerie fut fouillée, et c’est alors que notre visiteur demanda à sortir, mais nos Frères l’en empêchèrent. Il passa donc en force, mais nos Frères ne tardèrent pas à l’attraper. Malheureusement, le scélérat n’avait plus le crâne sur lui. Il fut emprisonné sous la surveillance des Frères Dentdefer et Napoliu.

Le Frère Eckris voulu le faire parler, mais l’homme de desserrait pas les dents. Le lendemain, il s’était pendu. Sur le mur, étaient inscrits ces mots :

"Maudits Teutons! Votre Crâne est en lieu sûr. J'ai réussi à tous vous berner. C'est mon commanditaire qui l'a désormais. K ! Allez au Diable !"

Ce «K», ajouté au S.K que nous avions trouvé sur l’homme au moment de sa capture, ajouta un nouveau mystère. Mais nous devions retrouver le
crâne. Le Chevalier Napoliu trouva une entrée secrète, non loin de la
taverne du Frère Gunther

III) La récupération


Un groupe y fut envoyé dans l’espoir de retrouver notre relique. Mais
quelle ne fut pas leur surprise quand ils virent que leurs ennemis étaient vêtus comme les chevaliers du Temple !
Le fougueux Neuling Ourbächk décida de les attaquer, mais nous étions en infériorité numérique. Nous réussîmes néanmoins à en capturer un, et le Frère Imladrik, sur les conseils de ses compagnons se déguisa pour accompagner nos ennemis. Le jeune homme les suivit donc, et arriva enfin à l’extérieur. Là, il les quitta, afin de rejoindre le château pour avertir les Bruder et Schwester de la cachette des voleurs. Il montra le chemin aux Frères Benedictus et Rethun, avant d’aller rejoindre le château pour chercher des renforts.

Quand il revint, la bataille avait déjà commencé, mais la charge des cavaliers teutons permit de la gagner. Quand la poussière des combats retomba, les Frères et Sœurs regardaient tous le duel qui se poursuivait entre le Hochmeister et le chef des bandits, Sanctus. Au grand dam des
serviteurs de Dieu, ce dernier blessa son adversaire. Il fut abattu en tentant de s’enfuir, et le crâne fut récupéré. Malheureusement, le Hochmeister était blessé, peut être gravement.
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MessageSujet: Re: [EA/OT] Livres de l'Ordre Teutonique   Ven 7 Sep 2007 - 18:48

Livre 18: La Ballade d'Elendillion


Elendillion se promenait au bord du Lac d'Annecy
Chantant en son coeur une chanson d'amour
Soudain dans les profondeurs de la nuit
Lui apparu un monstre noir comme un four

N'écoutant que son courage de brave soldat
Le jeune homme se prépara au combat
Mais des mains et une âme malveillantes
Dans l'inconscience le firent sombrer séance tenante

Après un jour et une nuit au seuil de la mort
Des villageois vinrent à son secours
Personne ne voulait croire à la cause de son sort
Quand le monstre se planta là de retour

Au réveil de tous Elendillion avait disparu
Et les braves villageois le recherchèrent partout
Le monstre auquel personne n'avait cru
Devint une affaire qui n'était pas pour les fous

Quand Elendillion sortit des bras de Morphée
C'était pour se retrouver dans un camp en forêt
La sorcellerie avait cessé dehors les contes de fée
Devant lui se trouvait deux-cents hommes au combat prêts

On lui posa des questions sur ce qu'il savait
Mais il ne répondit point et scella ses lèvres
La torture tenta de faire sortir tout ce qu'il avait
Mais elle n'obtint que des cris, du sang et des jurons mièvres

Durant la nuit, Elendillion réussit à s'échapper
Dieu seul sait comment et à l'aide de quelle manoeuvre
Il fut sur maintes lieues dans des combat happer
Avant de rejoindre son village pour y dévoiler les sombres oeuvres

À Bourg, Craven le Valeureux par le monstre fut attaqué
Et de la gorge de la bêtes des hommes sont apparus
Il combattit fièrement avec quelques amis impliqués
Et la bête de peur recula et dans l'eau disparu

On fit sonner l'alerte mais le capitaine n'était point là
Et le conseil en pleine élection ducale n'entendit rien
Au château de Miolans la résistance s'en alla
Le mot d'ordre fut d'occire les vauriens

Au petit jour un bossu frappa à la porte du château
Il annonça que la Dame Azalee avait été enlevée
Et demanda aux fiers Savoyards de présenter leur dos
S'ils ne voulaient point voir la procureur achevée

La rage étreignait le coeur des Savoyards
Et plus d'un aurait dans la bosse enfoncé un poignard
Mais Craven lui répondit de partir sur le champ
Et qu'une réponse serait donnée en son temps

On mit de côté l'honneur et la chevalerie
Et une expédition se forma pour contrer la fourberie
Le plan était simple aller dans la forêt
Et sauver Azalee dont la mort était signée par arrêt

Les braves qui prirent part à l'aventure salvatrice
Voici leur nom pour que l'histoire ne les oublie dans ses interstices
Et que leur courage soit encore chanté après leur mort
Dans les tavernes et pour l'enfant qui s'endort

Craven le valeureux était à la tête de la troupe
Charlotte la Chasseresse suivait l'arc à la main
Imladrik le Pieux chevalier teutonique suivait le groupe
Elendillion le Cul-Rouge montrait le chemin
Leonorio Coeur Fidèle Main hardie était à l'affut
Zemessanger le téméraire qui avec l'ennemi voulait en découdre
Tendrepensée le Nonchalant donnait à chacun du courage
Naelin le Fougueux tenait son épée hors de son fût
Kane Bioth le Chevalresque qui bouillonnait de rage
Niwel la Discrète tombait sur l'ennemi comme la foudre

Tous partirent vers la forêt enveloppés de noir
Et suivirent la rivière jusqu'au camp de l'ennemi
Sur le chemin bien des ennemis ils menèrent à l'abattoir
Se protégeant les un les autres comme il sied à des amis

Arrivé au repère des ravisseurs inconnus
Ils forcèrent un passage dans la palissade
Un malandrin voulait Azalee mettre à nu
Mais dans son crâne une flèche fit une incartade

L'alerte raisonna dans tout le camp
Et les savoyards se retrouvèrent à dix contre un
Le salut se trouvait dans la fuite vers les champs
Et tous conclurent que le combat était vain

L'ennemi avait essayé de les rôtir vifs
Puis de les darder de ses flèches pointues
Mais la chance et le courage fut décisif
À mener les héros dans les plaines par les vent battues

Mais un prix devait être payé pour tant de vaillance
Et Elendillion reçu une flèche traitresse dans son cou
La mort était toute proche mais par malheur ou chance
Seule sa mémoire périt sous le terrible coup

Une fois tous à l'abris du château de Miolans
On prépara la bataille qui ferait couler tant de sang
Les flèches furent taillées dans du bois de sapin
Les murs garnis d'hommes pour déjouer échelles et grappins

Les hallebardes brillaient au soleil
Les jurons contre l'ennemi éclataient aux oreilles
Les épées étaient tirées pour pourfendre les malandrins
Qui la puissance savoyarde n'avaient pas suffisamment craint

Quand l'astre diurne atteint le zénith d'un ciel bleu
L'armée ennemie s'avança à la lisière des bois
Les trompettes sonnèrent dans un coeur joyeux
Car l'ennemi serait bientôt aux abois

Mais l'ennemi avait avec lui moultes diableries
Des machines de guerre des semeuses de mort
Et leur nombre était plus grand que notre chevalerie
Qui fit bon gré contre le mauvais sort

La lâcheté de l'ennemi fut sans limite
Car il attaquait de loin avec ses projectiles
Toute riposte aux savoyards était interdite
Une archerie plus conséquentes nous aurait été utile

La lutte tournait à l'avantage du seigneur noir
Qui sous les arbres commandait l'assaut
Les savoyards tendaient au désespoir
Voyant de leur amis et frère les derniers soubressauts

Lorsque soudain dans les ombres funestes
Une blanche lumière apparu source d'espoir
Des cavaliers chevauchaient tels des anges célestes
L'empreur nous avait envoyé ses hommes de devoir

Ceux-ci fondirent sur l'ennemi et percèrent ses rangs
L'engagement fut rude et la pleine recouverte de sang
Mais à la fin de ce glorieux jour
L'ennemi fut défait espérons pour toujours

Le seigneur noir voyant la défaite de loin
S'enfuit dans la forêt avant la conclusion
Poursuivi par quelques chevaliers avec soin
Dans le monstre il s'en est allé sans illusion

La bête dans la rivière disparu
Et personne jamais depuis ne l'a revu
Mais certains disent avec effroi
Qu'un jour elle reviendra



Par un troubadour, après la bataille de Miolan, en Savoie
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MessageSujet: Re: [EA/OT] Livres de l'Ordre Teutonique   Ven 7 Sep 2007 - 18:51

Livre 19: La Trahison de Benedictus


La trahison



Le matin du 28 mai 1454, le cor du rassemblement sonna en le château de la Sainte Baume. Tous ses habitants étaient là, des membres de l’Ordenkreis et des Ritters, aux Neulig. Tous attendaient que l’Hochmeister Benedictus parle. Une fois que tout le monde fut arrivé, il parla ainsi, sans aucune honte, sous le soleil de Provence et le regard du Seigneur :

Citation :
« Frères et soeurs de l'Ordre !

C'est avec gravité que je m'adresse à vous.

Il est arrivé un événement extraordinaire !

Cette nuit, je ne parvenais pas à trouver le sommeil. Ma chambre a été soudain éclairée d'une lueur qui peu à peu a grandi.
La lumière est alors devenue éblouissante. Je crus distinguer une forme, un corps, mais je dus détourner le regard.
Soudain une voix forte et grave, pleine d'autorité, raisonna.
Elle me dit ceci : « je suis le Verbe, le Créateur, le Commencement et la
Fin, Celui qui crée et qui défait. Je suis l'Unique ! ».
Ebloui et fasciné, je me suis mis à genoux.

La voix repris alors : « je te choisis Benedictus pour que tu annonces aux
Hommes ceci : l'Unique est le créateur de toutes choses animées ou
inanimées. Averroès est l'Annonciateur de son existence. Celui qui croit en ces paroles sera sauvé. Le mécréant sera maudit ».

Un sifflement terrible retentit alors. La Lumière déclina peu à peu.
Je restais assis dans la pièce devenue sombre, ébetté et encore sous le choc de cette Révélation.
J'ai passé le restant de la nuit à réfléchir sur ce qui s'est passé.

Ma décision est maintenant prise, frères et soeurs de l'Ordre teutonique.
Je reconnais les Saintes Paroles qui ont été prononcées : « l'Unique est le créateur de toutes choses animées ou inanimées. Averroès est l'Annonciateur de son existence ».

Par cet acte, je me convertis à l'Averroïsme !

L'Eglise aristotélicienne est dans l'erreur ! Le clergé n'a rien compris au message divin.
Il complique le dogme, les cérémonies à tel point que les Hommes se détournent d'eux.

J'en appelle à la Raison !
Que ceux qui ont foi en moi et qui veulent me suivre fassent un pas en
avant. Que les autres prient l'Unique pour le salut de leur âme car ils seront condamnés ! »

Nous étions donc appelés à faire un choix : suivre en homme qui avait toute notre estime, ou respecter notre serment. Très vite, les premières
paroles furent dîtes. Voici les noms des traîtres :


Affixe (abjurée en fèvrier 1455 par son Eminence Lorgol)
Audrick (abjuré en janvier 1455 par son Eminence Lorgol)
Benedictus (abjuré en fèvrier 1455 par son Eminence Lorgol)
Caego
CalaEog
Florika (abjurée en fèvrier 1455 par son Eminence Lorgol)
Niwel (abjurée en fèvrier 1455 par son Eminence Lorgol)
Porta
Vhë
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MessageSujet: Re: [EA/OT] Livres de l'Ordre Teutonique   Ven 7 Sep 2007 - 18:52

Livre 20: Les Hochmeisters et membres de l'Ordenkreis

1er Hochmeister de l'Ordre Teutonique:


Benedictus
Da Siena, Prince de Königsberg, Seigneur de la Sainte Baume,
Hochmeister du 10 octobre 1453 (création de l'Ordre) au 28 mai 1454

Hochmeister ad interim: Eckris, GrossHospittler, Cardinal Inquisiteur, Archevèque d'Aix, du 27 mai 1454 au 14 août 1454

2nd Hochmeister de l'Ordre Teutonique:

MrGroar,
Seigneur de la Sainte Baume, Evèque de Genève, Hochmeister du 14 août
1454 au 18 décembre 1454, puis depuis le 18 avril 1455
3ème Hochmeister de l'Ordre Teutonique

Shayour, Baron de Culoz et Seigneur de la Sainte Baume, Hochmeister du 18 décembre 1454 au 18 avril 1455


_______________________



1er GrossHospittler

Eckris, Cardinal Inquisiteur et Archevèque d'Aix, GrossHospittler du 10 octobre 1453 au 18 octobre 1454

2nd GrossHospittler

MrGroar, évèque de Genève, GrossHospittler du le 18 octobre 1454 au 18 avril 1455

3ème GrossHospittler


Sjnoel, du 17 juin 1455 au 18 août 1455


4ème GrossHospittler


Vikochenko, depuis le 18 août 1455


_______________________

GrossKomturr (ancien dignitaire)

Beauprais, du 10 octobre 1453 au 19 mars 1454


________________________

1er OrdenMarschall


Rethun de Rhodes, du 10 octobre 1453 au ???

2nd OrdenMarschall

CalaEog, de ??? au 28 mai 1454

3ème OrdenMarschall

Matthyu, du 28 mai 1454 au 17 juin 1455



4ème OrdenMarschall


Shayour, du 17 juin 1455 au 18 août 1455


5ème OrdenMarschall


Imladrik, depuis le 18 août 1455



_________________________

1er Erster Bottschafter

Naëlin, du 10 octobre 1453 au 19 mars 1454

2nd Erster Bottschafter

Imladrik, du 19 mars 1454 au 18 août 1455


3ème Erster Bottschafter


Ombre02, depuis le 18 août 1455



__________________________



1er Wärter der Heligen Reliquien

Auguste-Bertrand, du 10 octobre 1453 au 26 mars 1454

2nd Wärter der Heiligen Reliquien

Vhë, du 26 mars 1454 au 28 mai 1454

3ème Wärter der Heiligen Reliquien

McStorm, du 28 mai 1454 au 26 octobre 1454

4ème Wärter der Heiligen Reliquien

Alixe de Beauvoir, du 26 octobre 1454 au 1er fèvrier 1455

5ème Wärter der Heiligen Reliquien

Karalium, du 9 fèvrier 1455 au 21 fèvrier 1455

6ème Wärter der Heiligen Reliquien

Sigismonde, du 1er mars 1455 au 17 juin 1455, puis depuis le 18 août 1455



7ème Wärter der Heiligen Reliquien


Arakiriman, du le 17 juin 1455 au 18 août 1455


_________________________



1er Seneschall

Kane Bioth, du 26 mars 1454 au 28 mai 1454

2nd Seneschall

Shayour, du 28 mai 1454 au 18 décembre 1454

3ème Seneschall

Morkail, du 18 décembre 1454 au 17 juin 1455



4ème Seneschall


Haramon, du 17 juin 1455 au 1er août 1455


Seneschall ad Interim: Arakiriman, du 2nd août au 18 août 1455

5ème Senschall


Arakiriman, depuis le 18 août 1455



__________________________



OrdenSprecher (ancien dignitaire)

Niwel, du 26 mars 1454 au 28 mai 1454

______________________________



1er Hoher Gerichtsherr (ancien dignitaire)

Naynais, du 10 octobre 1453 au ???

2nd Hoher Gerichtsherr

Alixe de Beauvoir (dates inconnues)


Dernière édition par le Ven 7 Sep 2007 - 19:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [EA/OT] Livres de l'Ordre Teutonique   Ven 7 Sep 2007 - 19:10

Livre 21: De la Fauconnerie partie 1


Chapitre I: Le Dressage et la chasse


La fauconnerie ou chasse au vol : est
l'art de capturer une proie sauvage dans son milieu naturel au moyen
d'un oiseau de proie dressé à cet effet. On peut penser qu'il s'agit là
de l'un des tout premiers modes de chasse.


Ces origines :

La
fauconnerie semble trouver son origine sur les contrées lointaines
orientales. Les Kirghizes, nomades et chasseurs, pourraient avoir été
jadis les premiers fauconniers. La documentation la plus ancienne que
nous possédons dans nos archives sur la fauconnerie date de... . Le
monde antique grec et latin a connaissance de cet art sans le
pratiquer. Une plaque de ceinturon gallo-romain évoque la chasse au
vol, mais cela se résume à ça.


Arrivée dans notre Royaume :

La
technique s'affine peu à peu, grâce en particulier à l'usage du leurre
et du chaperon rapportés d'Orient par les croisés en 1247. Puis
apparaît le plus riche et le plus célèbre traité de fauconnerie
d'Occident, De arte venandi cum avibus de l'Empereur Frédéric
II de Hohenstauffen. Les Roy de France ont toujours eu des équipages de
vol et la plupart d'entre eux ont effectivement pratiqué sur le
terrain. Les renseignements les plus précis ne remontent qu'au XIIIe
siècle. A cette époque, et jusqu'au début du XVe siècle, le responsable
des équipages royaux portait le titre de fauconnier maître; sous
Charles VI, on sépara les services de la vénerie et de la fauconnerie
en créant, en 1406, la charge de grand fauconnier de France.


Dressage






La
reproduction des faucons en captivité n'existant pas dans notre
Royaume, il faut les prendre au nid (ou aire) : c'est le "désairage",
procédé qui requiert de repérer les nids et d'attendre l'éclosion des
oeufs pour prendre les poussins juste avant leur premier envol.
Lorsqu'il s'agit de faucons pèlerins nichant dans les falaises, le
fauconnier doit s'aventurer dans des zones rocheuses et se laisser
descendre en rappel à l'aide de cordes. On peut également capturer des
faucons adultes à l'aide de filets, de lacets ou d'autres pièges. Il
faut faire preuve de beaucoup d'adresse lorsque l'oiseau vient se
percher la nuit, dans un arbre ou sur des rochers.



Les
fauconniers préfèrent capturer de jeunes oiseaux, étant plus faciles à
dresser que les adultes. Une fois pris, les oiseaux sont mis dans un
bâtiment, sorte de tour appelée encore "mue" ou "fauconnerie". Dans
cette bâtisse construite à l'écart, a été aménagée une aire
artificielle dans une chambre ouverte de trois côtés, pourvue de
bassins d'eau et de perchoirs. C'est là que les jeunes faucons
désairés, en état de voler, vont et viennent, apprennent le contact
direct avec l'homme.



Avant
de débuter le dressage proprement dit, l'oiseau doit être pourvu de son
"armement" : des jets, fixés aux pattes, qui permettront au fauconnier
de mieux tenir l'oiseau sur son poing. Avec "l'affaitage", une relation
particulière s'instaure entre le rapace et son maître. Tout en
respectant le mode de vie de l'oiseau, le fauconnier lui fait
abandonner son agressivité sauvage et renforce son courage pour
l'inciter à chasser des gibiers plus grands qu'il ne le ferait en
liberté.



Tous
les traités de chasse insistent sur l'affaitage qui requiert de la part
du fauconnier amour des oiseaux et attention continue. Car celui-ci va
partager nécessairement une grande partie des fatigues auxquelles il
soumet l'oiseau, le portant continuellement jour et nuit, sans lui
permettre un seul instant de repos. Il s'agit de vaincre la résistance
de l'oiseau : de "l'abaisser". La méthode peut paraître "dure" : c'est
par épuisement, en jouant sur la faim et la fatigue, que le fauconnier
tente d'obtenir un début de soumission.



Pour
aider l'apprivoisement, le calmer, l'habituer plus rapidement à la
présence de l'homme et à lui faire accepter sa compagnie, l'oiseau est
"cillé". Le procédé consiste à faire passer un fil au travers des
paupières inférieures et le nouer au-dessus de la tête, afin de les
maintenir levées, privant ainsi le faucon de la vue. Desserré peu à
peu, le fil ouvre progressivement à la pleine lumière : le faucon est
alors "décillé". Un autre procédé, le chaperon, est mentionné par
Frédéric II dans son traité. Dès que l'oiseau se laisse couvrir et
découvrir la tête du chaperon, le dressage pour la chasse peut commencer



Il
arrive qu'il soit nécessaire "d'éclisser" le faucon pour le "mettre en
amitié" : le fauconnier s'emplit la bouche d'eau qu'il pulvérise sur la
poitrine (que l'on appelle "buffet" en fauconnerie) de l'oiseau afin de
le calmer lorsqu'il s'agite ou se défend trop. Dans les premiers temps
du dressage, le fauconnier doit manipuler l'oiseau avec précaution et
douceur, celui-ci s'effarouchant vite.



Dès
que le faucon donne des signes de docilité, le fauconnier l'incite à
"sauter le poing" pour y chercher une "beccade", de petits morceaux de
viande. Frédéric II ne fait qu'appliquer avant la lettre, le principe
du conditionnement décrit par Pavlov, en "stimulant" l'oiseau.



Une
première étape de l'affaitage est achevée quand l'oiseau s'est habitué
à son dresseur : prenant le "pât" c'est-à-dire sa nourriture
tranquillement à la main du fauconnier. Le faucon est alors prêt pour
"être introduit" c'est-à-dire pour l'habituer à vivre au contact des
hommes et des bêtes dans des lieux les plus divers.



Le
fauconnier commence par des exercices simulant la chasse proprement
dite. L'oiseau apprend à revenir sans hésiter à son rappel, un cri
particulier lancé par le fauconnier qui déclenchera le réflexe du
retour immédiat du faucon au maître. L'entraînement se poursuit sur un
"gibier d'escap" : c'est une proie vivante (pigeon, grue...) aux
mouvements handicapés pour que le rapace s'enhardisse à la saisir et
apprenne à faire prise dans toutes les positions. Le fauconnier choisit
généralement le type d'oiseau à chasser plus tard : le faucon est ainsi
spécialisé - "créancé" - dans le vol d'un gibier déterminé.



L'affaitage
s'achève en habituant l'oiseau à la compagnie des chevaux et des
chiens. Au Moyen Âge, les chiens sont utilisés en fauconnerie pour
repérer et lever le gibier, pour aussi porter secours au faucon et
l'aider à immobiliser sa proie lorsque celle-ci est importante. Une
fois le faucon "assuré", c'est-à-dire volant librement et revenant sans
hésitation au rappel du fauconnier, vient alors le premier vol "pour
bon", moment toujours critique et déterminant dans l'attente du retour
du faucon.


Les
oiseaux ne sont pas laissés en liberté dans la fauconnerie mais
installés sur des perchoirs ou "perches" en bois auxquels ils sont
attachés. Il en existe de plusieurs types : des perches hautes et
basses.



C'est
un autre type de perchoir : bloc de pierre ou de bois, surmonté d'un
plateau rond revêtu de cuir ou de feutre car les faucons ont besoin
pour se reposer d'étendre leurs doigts appelés "mains" en fauconnerie.
Il est complété d'un pieu à anneau pour attacher la longe.



Le bloc peut être déplacé à l'extérieur du bâtiment de la fauconnerie, dans la cour pour faire prendre le soleil à l'oiseau.



Une
fois par an, les faucons renouvellent leur plumage. La "mue" a lieu au
printemps et en été. Pendant cette période, l'oiseau ne peut pas voler,
il est mis "en mue", dans une pièce réservée à cet effet : là, le
fauconnier veille attentivement sur l'oiseau, sur sa nourriture, sur la
repousse des plumes. C'est effectivement un moment délicat : toute
plume froissée, cassée ou mal venue aura des incidences fâcheuses sur
le vol de l'oiseau. Un plumage parfait est une des conditions
essentielles pour une bonne chasse.



Être
fauconnier exige des qualités physiques et morales variées. Certaines
sont communes à tout chasseur : posséder une bonne santé, être adroit,
avoir des sens parfaitement exercés. D'autres sont particulières au
fauconnier : sobriété, patience, bonne odeur (hygiène) et bonne
mémoire. Dans son traité, Frédéric II en brosse même le profil physique
: de taille moyenne, la vue perçante, l'ouïe aiguisée et habillé de
façon neutre. Le fauconnier fait ainsi figure d'homme accompli.



Avoir
de la voix se révèle souvent nécessaire pour se faire entendre des
oiseaux. Entraîné au loin, l'oiseau peut être perdu de vue et il s'agit
alors de le retrouver. Par ailleurs, il n'est pas rare que le faucon
"aille au change" c'est-à-dire qu'il soit distrait du gibier par une
autre proie plus facile. Il faut agir très vite. La chasse au vol se
confondant souvent avec la chasse en rivière, savoir nager est
obligatoire pour rechercher les faucons égarés.



Savoir
porter l'oiseau n'est pas indifférent. Dans le monde aristocratique
médiéval, la manière de porter son oiseau dénote la bonne (ou mauvaise)
"éducation" des individus. Si Frédéric II estime qu'il faut pouvoir
porter les faucons de la main droite comme de la main gauche, il semble
cependant, qu'en Occident, la règle ait été de porter à gauche,
libérant ainsi la droite pour nourrir l'oiseau, le redresser si besoin,
et tout simplement monter à cheval.



La
longe est la seconde pièce essentielle de l'équipement du faucon. Nouée
aux anneaux des jets, elle est solidement liée à la perche ou au bloc
où l'oiseau est posé.
S'ajoutent les sonnettes, petits grelots
attachés aux tarses de l'oiseau par une lanière de cuir. Par leur son,
le fauconnier peut suivre plus facilement les allées et venues de son
oiseau et le localiser lors des parties de chasse.



Le
chaperon, c'est une petite coiffe en cuir souple qui couvre la tête du
faucon pour le calmer durant l'affaitage, pour contrôler l'agressivité
de l'oiseau lors des déplacements, pour également le préparer à la
chasse. Le chaperon sur la tête, le faucon est plongé dans l'obscurité
et demeure tranquille ; la coiffe enlevée, l'oiseau voit immédiatement
la proie et vole mieux.



Le
gant protège la main et l'avant-bras gauche du fauconnier qui, de
l'autre, tient le "tiroir", une aile ou une patte d'oiseau peu charnue
où le faucon peut mordiller, le faisant ainsi tenir tranquille lors des
transports ou des manipulations.



L'équipement
du fauconnier se complète d'un sac appelé encore "gibecière" ou
"fauconnière", pendu à sa ceinture, lui permettant d'emporter les
morceaux de viande dont il récompensera l'oiseau. Assez large, elle
doit être maniable d'une seule main.



Pour
être aisément transporté, le faucon est enserré dans le "maillolet",
sac de lin maintenant les ailes et les pieds et ne laissant passer que
la tête et l'extrémité de la queue.



Chaque
jour, on "jardine" les oiseaux : on les fait sortir dans la cour de la
fauconnerie pour qu'ils s'ensoleillent en attendant leur nourriture. Et
rien de tel qu'un bain pour lutter contre "les effrois et les débas du
faucon", contre également les parasites (teignes, poux, vers) et les
maladies (notamment le mal du "podagre" qui affecte les pieds de
l'oiseau).



Les
faucons nécessitent un régime alimentaire adapté pour être maintenus
dans une condition de chasse adéquate : des volailles, notamment du
poulet, plutôt que de la viande rouge, des oeufs, du lait, du fromage
le cas échéant. Le régime varie dans l'année et selon les activités.
Ainsi le faucon est-il davantage nourri en temps de mue, de même qu'en
hiver. En revanche la veille de parties de chasse, l'oiseau doit être
"abaissé" : sa ration est réduite, il est mis à jeûner.



Oiseaux
de rivière pour les plus grands des faucons (gerfaut, lanier, sacre,
pèlerin), oiseaux des champs pour les plus petits des rapaces tel
l'émerillon.
Les grands échassiers tels que les grues et les hérons
et les palmipèdes tels les oies et canards constituent le gibier
principal. Ces chasses sont très réputées mais ne sont pas sans quelque
risque pour le faucon, compte tenu de la taille de ces gibiers. A ce
tableau il faut ajouter la perdrix, le faisan, la caille ou encore le
lièvre.

Bas vol :


On nomme ainsi le
vol du poing: l'oiseau est légèrement retenu sur le poing du
fauconnier: au départ du gibier, l'oiseau s'élance à la poursuite de sa
proie: On utilise pour cela différentes catégories d'aigles, d'autours
des palombes, d'éperviers, ainsi que des oiseaux d'origine diverses
comme la buse de Harris ou la buse à queue rousse. Ces oiseaux ont en
principe des ailes courtes et arrondies, et une queue importante leur
permettant de brusques changements de direction. Les proies d'un oiseau
de bas vol sont multiples, à plumes et à poil : du chevreuil pour
l'aigle royal au passereau pour l'épervier.

Haut vol :


On
nomme ainsi le vol d'un oiseau déjà en vol lors du départ du gibier.
L'oiseau est ainsi habitué à monter à la verticale de son fauconnier et
de son chien à l'arrêt. Il fond à très grande vitesse sur sa proie dès
qu'elle décolle. On utilise pour ce vol différentes espèces de faucons
(pèlerins, sacrés, gerfauts, lanier, etc.).
Les proies d'un oiseau
de haut vol sont des proies en vol : en effet, la très grande vitesse
de l'attaque et de l'impact rendent extrêmement dangereux la proximité
du sol ou d'un obstacle quelconque.
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MessageSujet: Re: [EA/OT] Livres de l'Ordre Teutonique   Ven 7 Sep 2007 - 19:12

Livre 21: De la Fauconnerie Partie 2:

Chapitre II: Différents faucons


Famille:

Les faucons (le genre Falco) sont des rapaces de jour de la famille des falconidae.

*La
famille des falconidés (ou Falconidae) comprend les faucons et espèces
apparentées (caracaras, macagua, carnifex, fauconnets, crécerelles),
oiseaux de proie de taille petite à moyenne (de 14 à 65 cm). On les
trouve dans toutes les régions du monde, sauf l'Antarctique. Ils
occupent tous les milieux, depuis les toundras jusqu'aux déserts et aux
forêts tropicales.

Les falconidés sont divisés en 2 sous-familles :

les polyborinés : caracararas, macagua et carnifex,
Les falconinés : faucons, crécerelles et fauconnets


Le genre Falco comprend de nombreuses espèces répertoriées :

Falco cherrug Faucon sacré.
Falco columbarius Faucon émerillon.
Falco eleonorae Faucon d'Éléonore.
Falco hypoleucos Faucon gris.
Falco longipennis Petit Faucon.
Falco mexicanus Faucon des prairies.
Falco naumanni Faucon crécerellette.
Falco peregrinus Faucon pèlerin.
Falco rupicoloides Crécerelle aux yeux blancs.
Falco rusticolus Faucon gerfaut.
Falco severus Faucon aldrovandin.
Falco subniger Faucon noir.
Falco tinnunculus Faucon crécerelle.
Falco vespertinus Faucon kobez.
Falco zoniventris Faucon à ventre rayé.


Description :


Le faucon sacre
(Falco cherrug) est un grand faucon dont l'aire de répartition s'étend
de l'Europe orientale à l'Italie, et dans les pays musulmans
(sarrasins).
C'est une espèce traditionnellement utilisée en fauconnerie, dans les pays musulmans.


Le faucon émerillon
(Falco columbarius) est un petit rapace compact et actif des milieux
ouverts. Il traque ses proies en volant à faible hauteur. Il reste
longtemps à l'affut posé sur un perchoir bas ou une motte de terre.Il
fait son nid dans un arbre, un buisson ou dans un trou creusé dans le
sol. Il peut aussi utiliser un nid de corbeau ou de corneille, un trou
d'arbre ou une cavité de falaise.
Il hiverne dans les marais, les estuaires et le long du littoral, et ce nourrit de petits mammifères et d'insectes.


Le Faucon crécerellette (Falco naumanni) est un petit faucon très semblable au faucon crécerelle mais en plus svelte.
Il mange de gros insectes pris en vol ou au sol.
Comme
tous les faucons, le faucon crécerellette ne construit pas de nid. Il
utilise pour nicher des anfractuosités existantes dans les falaises,
des cavités de bâtiments ou d'anciennes bergeries.
Le faucon
crécerellette pratique le « vol battu », le « vol plané », et le « vol
Saint-Esprit ». Ce n'est pas vraiment un vol stationnaire, car il reste
sur place en volant face au vent avec la queue déployée. En action de
chasse son vol est caratéristique : on parle de vol en « Saint-Esprit
». Ce mode de chasse la distingue des autres oiseaux « prédateurs ».


Le faucon pèlerin,
ou Falco peregrinus, est un rapace de taille moyenne, réputé pour être
l’oiseau le plus rapide. Ses proies sont surtout composées d'oiseaux,
mais certaines populations peuvent également s'attaquer à de petits
animaux terrestres. Il niche essentiellement sur des falaises et, de
façon plus rare, sur des arbres ou des bâtiments élevés.
Chez la
sous-espèce nominale Falco peregrinus peregrinus, le dos est gris
foncé, le ventre est crème avec des dessins noirs. Les joues sont
blanches, avec une sorte de tache noire en forme de moustache. Les
pattes sont jaunes, le bec est noir-bleuté, court et recourbé dès la
base et les yeux sont noirs. Les juvéniles sont bruns avant de prendre
la couleur des adultes.

Il a souvent été domestiqué dans le cadre de la fauconnerie.

Le faucon crécerelle
(Falco tinnunculus) est un oiseau de proie de la famille des
Falconidés. C'est l’un des rapaces les plus communs de France avec la
buse.Sa taille est de 32 à 36 cm de long, son envergure est de 65 à 80
cm, son poids est de 190 à 240 g pour le mâle et de 220 à 300 g pour la
femelle.
La femelle a une queue rousse. La partie terminale de
cette queue est noire. Le mâle a la tête et la queue gris ardoise. Sa
partie terminale est également noire.
Le faucon crécerelle pratique le « vol battu », le « vol plané », et le « vol Saint-Esprit ».


Le Faucon kobez
(Falco vespertinus) est un oiseau de proie de la famille des faucons (Falconidae).
Le
kobez est un faucon de petite taille mais doté de longues ailes. Le
mâle adulte est entièrement bleu-gris à l'exception du dessous de la
queue et les pattes qui sont rouges. La femelle est grise sur le dos et
les ailes, orange sur la tête et les parties ventrales, sa face est
blanche avec une bande noire sur les yeux et des moustaches.

Les
jeunes sont de couleur brune sur le dessus et roussâtre sur le dessous
avec des marques sombre et une face reprenant des motifs identiques à
ceux de la femelle. Le faucon kobez mesure de 28 à 34 cm avec une
envergure de 65 à 75 cm.
Sa méthode de chasse typique ressemble à
celle du faucon crécerelle, il se stabilise en vol, scrutant le sol,
puis par petites étapes plonge vers sa proie. Il se nourrit
essentiellement de gros insectes mais également de petits mammifères et
oiseaux.


Beaucoup d'autres espèces existe, mais chercheurs et fauconniers ne sont pas encore parvenus à les caractériser!

Aigle Botté
Aigle Criard
Aigle de Bonelli
Aigle des Steppes
Aigle Impérial
Aigle Pomarin
Aigle Royal
Autour des Palombes


Balbuzard Pécheur
Bondrée Apivore
Busard Cendré
Busard des Roseaux
Busard pâle
Busard Saint-Martin
Buse Féroce
Buse Pattue
Buse Variable


Circaète Jean le Blanc


Elanion Blanc
Epervier d'Europe


Faucon Crécerelle
Faucon crecerellette
Faucon d'Eléonore
Faucon Emérillon
Faucon Gerfaut
Faucon Hobereau
Faucon Kobez
Faucon Lanier
Faucon Pélerin
Faucon Sacré


Gypaéte Barbu


Milan Noir
Milan Royal


Pygargue à Queue Blanche

Vautour Moine
Vautour Percnoptère
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MessageSujet: Re: [EA/OT] Livres de l'Ordre Teutonique   Ven 7 Sep 2007 - 19:14

Livre 21: De la Fauconnerie Partie 3:

Chapitre III: Profil des Faucons



Les faucons de tout genres.



Les reconnaîtres:

Pour
identifier un oiseau, les fauconniers se fondent sur la couleur des
plumes, sur la taille, la longueur relative de la queue et des ailes et
sur les manières de voler, mais aussi la manière dont l'oiseau tue le
gibier et revient vers le fauconnier.
Des différences de forme permettent toutefois de distinguer les faucons des éperviers et des autours.




Tous
les faucons sont des oiseaux de haut-vol car s'élevant en altitude
avant de fondre sur leur proie. Leurs ailes présentent une forme propre
à frapper l'air avec force et fréquence ; elles ne sont pas échancrées
et se terminent en pointe adoucie. Quand les oiseaux sont au repos, les
ailes fermées des faucons atteignent plus ou moins le bout de la queue
sauf celles du gerfaut qui s'arrêtent au milieu de la queue. L'oeil est
noir et le bec possède une dentelure caractéristique dont l'oiseau se
sert pour tuer sa proie.



Un
traité énumère un certain nombre de faucons utilisés pour la chasse au
vol. En premier lieu vient le gerfaut (que les scientifiques appellent
Falco rusticolus), que l'on distingue par son plumage plus clair. C'est
le plus grand et aussi le plus prestigieux car il provient des terres
de Scandinavie. Tout aussi prisé est le faucon sacre (Falco cherrug),
d'origine asiatique.



Le
rapace le plus utilisé à notre époque est le faucon pèlerin (Falco
peregrinus) que l'on dit "gentil" c'est-à-dire noble. On compte encore
le faucon lanier (Falco biarmicus) très répandu dans dans le Royaume.
Deux
autres faucons de petite taille sont également évoqués : le faucon
émerillon (Falco columbarius), et le faucon crécerelle (Falco
tinnunculus).

Le rapace le plus utilisé à notre époque est le
faucon pèlerin (Falco peregrinus) que l'on dit "gentil" c'est-à-dire
noble. On compte encore le faucon lanier (Falco biarmicus) très répandu
dans dans le Royaume.
Deux autres faucons de petite taille sont
également évoqués : le faucon émerillon (Falco columbarius), et le
faucon crécerelle (Falco tinnunculus).







Chapitre IV: Lexique de la Fauconnerie


Abaisser, essimer : rationner les oiseaux afin de les rendre plus dociles pour qu'il soit possible
de les affaiter.

Abattre : immobiliser un oiseau afin de l'observer, de le soigner ou de lui poser ses compromis et
ses jets.

Abécher : mettre en appétit un oiseau avec une petite beccade afin d'avoir du répondant
lorsqu'il doit voler.

Acharner, armer le leurre : garnir le leurre de viande.

Affaiter : dresser un oiseau de chasse.

Affriander : assagir l'oiseau en lui donnant un pât de qualité (viande fraîche ou vive).

Aiglures/Haglures : taches transversales rousses ou claires des plumes de l'oiseau.

Aiguille : désigne une maladie assez fréquente chez les faucons manifestée par des vers parasitant les chaires.

Aiguille à enter : aiguille à double pointe de quatre à cinq centimètres de long permettant de réparer
les plumes (pennes) cassées en l'introduisant simultanément dans les deux parties de la plume.
Cette opération est très délicate.

Ailerons : petites pennes de l'extrémité de l'aile.

Air (prendre l'air) : oiseau qui s'élève beaucoup pendant son envol.

Aire : nid des rapaces.

Albréné : oiseau dont le pennage est jeune, gâté ou en désordre.

Alphanet : nom de la variété tunisienne du faucon Lanier.

Amont : tenir en amont ou soutenir, se dit de l'oiseau qui se soutient en l'air à contre vent et
qui vole en cercle au dessus de son maître ou du gibier remisé.

Antanaire / anténaire : se dit d'un oiseau dont la mue n'a pas eu lieu ou est capturé entre le 1er janvier et sa mue.

Apoltronir : émousser les ongles des pouces d'un oiseau.

Apprivoiser : habituer l'oiseau au poing.

Armer : mettre les compromis, les jets et les sonnettes.

Assurer : oiseau dont le rappel sans filière est sûr.

Attombisseur / tombisseur : termes propre à la technique de la chasse au héron :
2ème oiseau qui harcèle le héron.
Le hausse pied étant le 1er à attaquer et le faisant monter, le 3ème oiseau étant le teneur.

Autourserie : relatif à l'affaitage des autours et d'une manière générale des oiseaux de bas vol
( buses, aigle, épervier ).

Autoursier : qui chasse avec un autour ou qui pratique le bas vol.

Avillon : ongle du serre postérieur de l'oiseau.

Balai : plumes constituant la queue d' un oiseau de vol.

Beccade : petite quantité de nourriture donnée à l'oiseau.

Bloc : perchoir artificiel au sol.

Branchier : jeune rapace sur le point de s'envoler et qui reste branché près de l'aire.

Bréchet : cartilage central du ventre de l'oiseau (sternum).

Buffeter : se dit du rapace ( typicité du Pélerin ) qui percute sa proie avec le bréchet pour la destabiliser.

Cerceaux : pennes des ailes précédent la plus longue.

Chaperon : sorte de haume en cuir destiné à cacher la vue de certains rapaces et les garder calmes.

Chaperonner : mettre le chaperon.

Cire : non de la membrane jaune qui forme la couronne du bec.

Coins : pennes extérieures de la queue ou côtés de la queue de l'oiseau.

Compromis : pièces de cuir assez large fixées aux tarses de l'oiseau, sur lesquels viennent les jets.

Couronne : cercle formé par la cire autour du bec.

Courtoisie (faire) : laisser l'oiseau manger sur la proie qu'il vient de prendre.

Désérage : qui consiste à enlever un jeune oiseau de son air (nid des rapaces).
Pratique autorisée en France pour l'autour et l'épervier.

Doigts : terme de fauconnerie désignant les serres de l'oiseau.

Duire : synonyme d'affaiter.

Ecumer : se dit de l'oiseau qui frôle le gant sans s'y poser pour y saisir la viande.

Escape : gibier servant à l'affaitage de l'oiseau.

Esparverie : relatif à l'affaitage des éperviers (uniquement).

Filière : cordelette servant à attacher l'oiseau durant l'entrainement avant le vol libre.

Fauconnier : personne pratiquant l'art de la chasse de haut vol (fauconnerie).
De manière plus générale personne qui pratique le dressage des rapaces.

Fauconnerie : chasse avec des faucons. Chasse de haut vol.

Fauconnière : gibecière du fauconnier. Femme pratiquant la fauconnerie.

Forme : rapace femelle.

Gorge : quantité de nourriture donnée à l'oiseau (pleine ou demi-gorge).

Haggard : rapace adulte sauvage.

Jardinner : faire prendre l'air à l'oiseau, sur son bloc, dans l'herbe.

Jets : liens de cuirs fixés aux émeris permettant de tenir l'oiseau au poing sans qu'il ne s'échappe.

Lier : se dit de l'oiseau qui saisi sa proie.

Longe : lanière fixée aux jets par un touret permettant d'attacher l'oiseau à son bloc ou sa perche.

Mue : renouvellement annuelle des plumes de l'oiseau.

Niais : jeune oiseau au nid.

Pât : nourriture donnée à l'oiseau par le fauconnier.

Réclame : action du fauconnier conduisant l'oiseau à revenir au gant.

Sonnette : grelots fixés aux tarses de l'oiseau et permettant de le situer.

Tiercelet : rapace mâle.

Touret : systéme permettant aux jets de ne pas vriller (idem émérillon de pêche).

Ouvrage réalisé par Frère Pao
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MessageSujet: Re: [EA/OT] Livres de l'Ordre Teutonique   Ven 7 Sep 2007 - 19:15

Livre 22: De la Règle de l'Ordre


Prologue

Avant tout, mes
très chers Frères et Sœurs, aimez le Créateur, puis chaque homme et
femme. Car c'est à nous principalement de respecter et de faire
respecter ces deux préceptes.

Soyez aussi toujours fidèle à Sa Sainteté le Pape.

Voici donc ce que nous vous ordonnons d'observer dans l’Ordre, que vous embrassez:

D'abord,
c'est que vous viviez en paix dans la Maison, que vous n'ayezqu'un cœur
et qu'une âme pour le Créateur. Ne témoignez jamais posséder rien en
propre; que tout soit considéré comme bien commun parmi vous.
L’intendant de l’Ordre mettra à disposition des Frères et Sœurs
combattants des armes et la nourriture pour leurs missions selon les
possibilités financières de l'Ordre.

1. De la hierarchie et du Hochmeister

Obéissez à votre supérieur comme à votre père, obéissez surtout au Grand Maitre de l’ordre qui prend soin de nous tous.
Observez exactement tous ces points, ne rien laisser passer négligemment:
- Que celui qui est à votre tête ne mette pas son bonheur à dominer par l'autorité, mais à servir par la charité.
- Que les honneurs l'élèvent devant vous; mais que la crainte le tienne devant Dieu au même rang que vous.
- Qu'il se montre envers tous un modèle de vertus.
- Qu'il corrige les indociles, console les pusillanimes, soutienne les infirmes, soit patient envers tous.
-
Qu'il se soumette volontiers à la règle et la fasse observer avec
charité et fraternité. Tel Oane menant son peuple vers la terre
promise, le Hochmeister est le guide de l’Ordre. Il cherchera plus à se
faire aimer que craindre, toujours occupé de la pensée qu'il est
responsable de l'image reflétée par l'Ordre Teutonique qui se veut
amicale, universelle et facteur de paix. C'est pourquoi, en vous
empressant de lui obéir, ayez pitié non seulement de vous mais de lui ;
car, plus il est élevé au milieu de vous, plus est grand le danger où
il est exposé.

2. Comment on doit recevoir les postulants

Si
un homme ou une femme veut rejoindre l'Ordre Teutonique, accueillez le
avec fraternité et chaleur, quelle que soit sa provenance. Mais pour
que la compagnie des frères et des soeurs lui soit donnée, que la règle
soit lue devant lui et s'il veut obéir à ses commandements, s'il plait
au Grand Maitre et aux frères et aux soeurs de le recevoir, qu'il
montre sa volonté et son désir aux frères et aux soeurs assemblés et
devant tous qu'il fasse sa demande avec courage.

3. De la chasteté et des rapports à la chair

Parmi
nous, celui ou celle qui a choisi la voix spirituelle et religieuse
doit faire vœu de chasteté et s’abstenir de vivre en intimité en
compagnie de l'autre sexe.
Celui ou celle qui choisit la voie
combattante et qui ne peut être continent, se mariera, gardera sa foi à
son épouse ou à son époux et inversement.
Dans l'enceinte de
l'Ordre, les rapports à la chair sont exclus. Il en est de même des
images contraires à la morale aristotélicienne.

4. Des robes des frères et des sœurs

Nous
demandons que toutes les robes des frères et des sœurs soient frappées
du blason de l'Ordre orné de la croix noire de l’Ordre Teutonique. Les
Rittern peuvent s'ils le souhaitent arborer un blason en amande.

5. Que personne ne demande

Nous
commandons de garder proprement cet usage et de le garder fermement
entre tous les autres: qu'aucun frère et qu'aucune sœur ne demande le
cheval d'un autre, ni ses armures. Il sera donc pratiqué de cette
manière: si l'infirmité d'un membre de l'ordre ou la faiblesse de ses
bêtes ou de ses armures sont reconnues telles que le membre ne puisse
aller à la besogne de la Maison sans dommage, qu'il vienne trouver le
Grand Maitre et qu'il lui montre son cas en pure foi, ou à celui qui
tient cette place après le Grand Maitre soit l'Intendant, qu'en vraie
fraternité, il demeure à la disposition du Grand Maitre ou de celui qui
tient sa place si rien ne peut être réparé.

6. De la manière d'entendre l'office divin

Vous
qui prêtez allégeance lige au Pape, par les chevaux, par les armes et
par les paroles et prières, pour le salut de vos âmes et cela à jamais,
vous devez toujours, avec un pur désir, assister aux messes et aux
cérémonies religieuses de l'Ordre, selon les observances canoniales et
les us des Grands Maitres réguliers de la Sainte Cité de Jérusalem.
Pour
cela, vénérables frères et sœurs, le Créateur est avec vous, car vous
avez promis de sauver le monde des ténèbres perpétuellement pour
l'amour du Créateur et de Sa création: repus de la chair divine, pleins
de commandements de notre Seigneur, nous vous disons qu'après l'office
divin, personne ne doit craindre d'aller à la bataille. Soyez prêts à
vaincre pour l'enseignement divin d'Aristote.

7. Comment ils doivent manger

Au
réfectoire, les frères et les sœurs doivent manger avec tempérance et
partage. Les divins mets et crus dont ils pourraient se repaître ne
doivent pas être consommés jusqu'à l'inconscience ou la folie et
doivent être partagés entre tout ceux qui sont attablés en commençant
par les plus faibles et les souffrants.

8. De la lecture et de notre Histoire

Régulièrement,
les frères et les soeurs iront s'instruire à la bibliothèque et
transmettront leurs connaissances à ceux qui le demandent. La mémoire
de notre Histoire doit s'entretenir et les frères et soeurs
s'efforceront de la rédiger en s'appliquant à respecter la Vérité dont
chacun aura été témoin.

9. Tenir silence

Le
silence est de rigueur lors des messes et cérémonies au sein des
différentes Commanderies de l'Ordre Teutonique, seule la participation
aux chants et litanies est autorisée dans les lieux de culte de l'Ordre
Teutonique.
Que ceux dont l'esprit divague aillent méditer dans leurs pénates avant de prendre la parole.

10. Des frères et des sœurs souffrants

Les
frères et les sœurs qui sont fatigués, pour avoir veillé au plus grand
bien de la Maison, peuvent être dispensés des messes, après avoir
demandé l'assentiment et la permission du Grand Maitre ou de ceux qui
sont chargés de cet office. Ils se rendront à l'herboristerie et se
feront soigner sans jamais faire obstruction. Ils doivent, cependant,
dire à leur réveil le Crédo Aristotélicien afin que la parole s'accorde
avec le cœur. Que cette chose soit faite suivant l'arbitrage du Grand
Maitre et de ceux qui sont nommés à cet office.

11. Des frères et des sœurs morts

Lorsqu'un
frère ou une sœur passe de vie à trépas, chose que personne ne peut
éviter, nous demandons de chanter la messe pour le repos de son âme et
l'office doit être fait par les Ordenkaplans et le Gross Hospittler.

où se trouve le corps, tous les frères et les sœurs qui sont présents
devront aller prier auprès de lui en souvenir du frère ou de la sœur
mort, comme s'il était encore vivant.
Des décorations pourront être décernées à ceux qui auront servit l'Ordre Teutonique de manière exceptionnelle.

12. De la paix

Chaque
frère et chaque sœur se doit de ne pas inciter son frère ou sa sœur au
courroux, ni à la colère, car la grande pitié du Créateur protège le
puissant comme le faible, et cela au nom de la charité.

13. Des fautes

Si
un frère ou une sœur fait une faute, il doit de son propre gré avouer
sa faute au Grand Maitre et il doit le faire avec pur courage de
repentance. S'il n'est pas coutumier de faire des fautes, il en aura
une légère pénitence, mais si la faute est trop grave, qu'il se retire
seul de la compagnie des frères et des sœurs et qu'il soit soumis au
pardon et au jugement du Grand Maitre, des frères et des sœurs afin
qu'il soit pur au jour du dernier jugement.
Si la faute est trop
grave, qu'il soit démis de ses fonctions, charges et titres et qu'il
soit déféré devant la Sainte Inquisition qui jugera de sa faute et
s'entendra sur la pénitence.
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